Vertelime


Chaud, chaud le programme…

Voici enfin un programme sexy de la part des conservateurs! Vu sur le site de Radio-Canada ce matin. On ne s’inquiète pas, je vous reviens bientôt!


La beauté de la langue française

Mon homme me surprend souvent par sa capacité à bien orthographier certains mots compliqués. C’est tout de même sa troisième langue et nous savons tous que le français n’est pas reconnu pour sa simplicité. Bon, il ne peut pas m’épeler vite comme ça bacchanale sans me jeter un regard paniqué, mais il a tout de même une sacrée bonne intuition pour les lettres muettes.

Hier, j’étais près de lui pour l’aider dans la rédaction d’un travail. En lui faisant remarquer qu’il lui manquait un “e” au mot créé pour le mettre au féminin, il me dit tout fier que non, il a déjà mis le “e” supplémentaire. Je lui assure qu’il en faut un troisième. Trois?!!? Wooooaaa!! qu’il me répond en riant, visiblement impressioné.

Ai-je besoin d’ajouter que j’adore aussi sa bonne humeur face aux défis quotidiens qu’apportent l’apprentissage de la langue de chez-nous?


Vivement l’été

Ce matin-là, je longeais le parc Jeanne-Mance en me rendant à mon travail. Un petit redoux agréable devient franchement emmerdant lorsque l’on marche sur un trottoir constitué d’une rivière printanière à gauche et d’une pente glacée inclinée vers cette même rivière à droite. Impossible de m’en sortir facilement… ce trottoir est coincé entre deux bancs de neige et je suis déjà trop avancée pour rebrousser chemin. J’ai les bottes bien humides maintenant, mais je reste concentrée sur mon objectif premier qui est de rester à la verticale. Une chute m’imposerait assurément un horrible bain de gadoue! Puis, évidemment, je perds l’équilibre. Je le rattrape juste à temps dans un mouvement trop peu gracieux et un sacre bien senti s’échappe de moi. Vivement l’été.

Je découvre enfin un petit sentier qui me permet d’atteindre la chaussée… et surtout, je me sors de cette histoire qui ne pouvait que mal finir. Maintenant en sûreté, je lève mon regard qui était scotché jusque-là sur la supervision du sol. J’aperçois à 10 mètres de moi le caméraman d’un réseau de nouvelles qui est tout sourire.

Vous savez, lorsqu’on parle de météo à la télé, c’est toujours plus drôle de mettre un petit vieux dans la tempête qui résiste difficilement au vent ou une grosse madame qui tombe. Ce matin-là, bien posté dans ce coin stratégique, un caméraman se créait toute une banque d’images de piétons en difficulté en se marrant bien.

Ceci étant dit… quelqu’un m’a vu lancer un gros mot aux nouvelles?


Esprit des fêtes, où es-tu?

Je n’y crois pas! Déjà Noël! Disons que je ne suis pas du tout dans l’esprit des fêtes et… que ce n’est pas grave du tout. La politique sans stress de notre famille fonctionne tellement bien que je n’ai pas besoin de m’énerver. Seulement un cadeau à trouver, celui de la pige. La magie de Noël opère moins cette année dans mon cas, mais ce n’est pas un gros soucis. Au menu cette semaine: de bons moments en famille, chacun donnant un coup de main et rattrapant la jasette de l’année. Ça me plaît!


Un terrible accident de cintre est si vite arrivé

Pour ceux qui étaient curieux ici, voici le récit d’un terrible accident domestique qui témoigne que ça n’arrive pas qu’à moi ces choses-là. Heureusement. 

Vous ressentirez la douleur juste à lire…


De l’art de ne pas se soigner (suite)

Lundi, je fais une femme de moi et je vais voir un professionnel de la santé. J’explique donc la situation à une pharmacienne. Elle me conseille d’aller consulter:

Elle:  …Après 3 semaines, ce n’est plus un virus, mais bien une bactérie. Un virus s’en va tout seul, mais pas une bactérie.

Moi: Le corps humain doit bien pouvoir se débarasser d’une bactérie aussi, non?

Elle: Non madame, il faut des antibiotiques.

Moi: Mais là, j’ai déjà toussé pendant un mois en m’en sortant sans médication!

Elle: Si c’est une bactérie, il faut des antibiotiques.

Moi: Mais si je m’en vais avec ma toux sur une île déserte et que…et que… 

Elle: Essayez le sirop madame. À votre place, je consulterais après 2-3 jours.

Ma toux ne s’en allait pas, mais n’était pas si inquiétante non plus. Avec la combinaison du traitement-maman, du repos et du sirop, voilà, c’est parti.

Merde. Je n’aurai même pas eu le temps de faire le test de l’île déserte.


Le temps qui file

Il n’y a pas si longtemps, les journées semblaient interminables, les heures s’écoulaient les unes après les autres et les semaines d’école s’allongeaient à l’infini. Je pouvais faire un travail de session en une nuit et avoir le temps de trouver les dimanches longs.

Ce temps est révolu et c’est le cas de le dire. Maintenant, mes semaines s’envolent, les heures d’amalgament et tombent sans que je puisse les retenir. On dit qu’en vieillissant, le phénomène s’accélère. J’ai peur! À peine commencée, la semaine se termine. Je ne cesse de dire que je n’ai pas le temps de ci ou pas le temps de ça. Les plantes s’assèchent, l’eau s’évapore de l’aquarium et la poussière recouvre les objets en un éclair. Tout est à recommencer alors que je viens de m’en charger, il me semble. Et là, je ne parle même pas des choses qui comptent vraiment et que j’aurais dû faire il y a des mois. Mais où va-t-il, ce temps?


De l’art de ne pas se soigner.

Je mouche. Je tousse. Je fais pitié. C’est comme une grippe d’homme, moins les lamentations. Pifff. C’est même pas vrai. Je me plains quand même un peu. Après une quinte de toux à m’arracher un morceau de poumon, je pense que j’ai droit à un petit gémissement. C’est que j’en ai marre! Ça fait 3 semaines que ça dure… 

Plusieurs personnes y vont de leurs conseils, mais je doute de trop de choses dans ce domaine pour les suivre. Je ne prends pas d’échinacée, de casse-grippe, de Tylenol, de baume du tigre et autre. Ce n’est pas pour moi. Pour les autres, ça va… je crois même que c’est probable que certains de ces remèdes fonctionnent! Mais je ne me donne pas la peine d’essayer. Je ne vais pas voir de médecin non plus. Bref, je doute de tout et j’endure. Je fais comme si de rien. Le corps humain peu s’en sortir tout seul que je me dis. Je sais, je devrais me donner une chance. Le truc le plus ésotérique que je fais est de boire du jus d’orange, c’est tout dire. Le problème avec cette philosophie, c’est que si ça s’étire, c’est inévitablement de ma faute. 

Je ne sais vraiment pas d’où vient ce scepticisme. Ou c’est plutôt de la paresse? N’empêche que ce soir, sous conseil ordre parental, je dois mettre du Vicks en dessous de mes pieds, mettre des bas de laine et me gargariser à l’eau salée. J’en ai même pas de Vicks!

Demain ou mardi, ça ira peut-être mieux. Et ma maman croira que c’est le traitement. Et moi je croirai que ma grippe touchait anyway à sa fin. Au pire, je serai encore malade… et j’aurai enfin le droit légitime de me plaindre. Parce qu’au moins, j’aurai essayé.


Eau fraîche

Lorsque je surprends mon chat en train de boire dans le bol de toilette, il sursaute et s’en va avec un air coupable. Qu’est-ce qui peut expliquer sa réaction? Il le sait aussi que c’est dégueu?


Méchant lendemain de veille

J’ai passé l’été de mes 17 ans à travailler comme femme de chambre dans un hôtel perdu des Rockies. La plupart des travailleurs venaient du Québec et tout était prétexte à la fête dans la ville. L’ambiance festive était franchement incroyable! J’ai mal à la tête juste d’y penser… Oui, je vieillis, je sais.

Bref, nous étions jeunes et fous à l’époque et le fait de travailler le lendemain ne freinait en rien les excès de la veille. Certains réveils furent plus difficiles que d’autres: après avoir passé la nuit à faire la virée des bars, à danser comme des fous, à créer notre propre after hour dans un parc, à rire des wapitis et à se faire dessiner sur les bras par des hippies… disons que le deux heures de sommeil qui nous séparait du lever n’était pas toujours suffisant à nous remettre les esprits en place! Surtout le matin de cette fameuse veillée. J’avais tellement peu de temps pour récupérer que je n’avais pas pris la peine de mettre un t-shirt pour dormir. Après tout, ça irait plus vite pour la douche.

Quand l’horrible réveil-matin s’est fait entendre, j’ai sauté sur mes pieds et enfilé ma robe de chambre. Les matins comme ça, il faut s’arracher du lit en vitesse comme un plaster. Si on snooze, on colle aux draps et c’est encore plus douloureux.

Dans la salle de bain, j’enlève ma robe de chambre et l’image que je vois dans le miroir me saisit. Je suis maintenant pleinement réveillée et je regarde avec effroi le dessin d’un gigantesque lézard sur ma poitrine. What the f…? Pendant un instant, je n’ai aucune idée de ce qui s’est passé la veille. Panique.

Ce fut les 5 secondes les plus longues de tout l’été. J’ai ensuite réalisé que le lézard fièrement installé sur cette partie de mon anatomie était la réplique parfaite de celui qui trônait sur mon avant-bras: j’avais dormi dessus et le dessin s’était parfaitement décalqué.