Un terrible accident de mur est si vite arrivé
Ceux qui me connaissent savent que mes folles aventures font souvent dans l’originalité. Je ne pense pas que c’est parce que je cultive mon individualité. C’est seulement que ça n’arrive qu’à moi, ces affaires-là. Un autre exemple venant appuyer ma théorie s’est produit l’autre jeudi: J’arrive du travail épuisée et je dois encore régler des dossiers de la maison. Je n’en peux plus. Après une autre nouvelle contrariante vers 11h30, je décide que plus rien de bon m’attend dans cette journée. J’entre dans ma chambre et, sans même allumer la lumière, je me laisser tomber de tout mon long sur le lit. Ceux qui me connaissent savent que de tout mon long, c’est réellement long. Tellement qu’il me manque un bon deux pouces à la tête de mon lit. Tellement que le sommet de mon crâne s’arrête dans le mur de plâtre avec fracas. Le mur n’a pas bougé, mais mon cerveau a sérieusement encaissé le coup dans sa boîte. J’étais épuisée et maintenant, je suis fâchée et j’ai mal. Je m’endors rapidement. Vivement demain.
Je me lève difficilement et je vais travailler. Je me trouve plus lente et confuse, mais bon, c’est la fatigue. À mi-journée, je descends rapidement les 3 étages pour remonter avec le courrier. J’essaie de me réveiller un peu. Le mal de bloc du siècle commence aussitôt revenue à l’étage. Je me souviens de mon accident de mur de la veille. Je me dis que c’est louche. Le mal de tête de semble pas vouloir passer et ma vision devient un peu trouble. Je me trouvais mélangée le matin, là je suis carrément absente. Je dois partir que je me dis. J’appelle info-santé et la sympathique infirmière me dit de ne pas attendre. Mes symptômes sont inquiétants. La seule chose importante que je dois faire avant de quitter est d’envoyer les lettres. Au moment d’écrire les adresses, je m’aperçois que ma main n’a plus aucune coordination et que j’écris comme une handicapée. Là, on m’apporte à l’urgenge.
Tout est plutôt rapide; infirmière, médecin, scan, radiologiste, médecin. Verdict: commotion cérébrale. Ça, c’est ce qui n’est pas drôle. Ce qui est très drôle : raconter à tout ce monde comment je me suis infligée un traumatisme crânien à même mon mur de chambre. Aviez-vous consommer de l’alcool, mademoiselle? Non. Étiez-vous, heuu, avec quelqu’un? Non, non. Sourire en coin du personnel médical. Ils ont dû en voir des pires, mais je ne me sens pas plus brillante pour autant.
Alors voilà. La morale de cette histoire: on a beau voyager partout dans le monde, avoir fait du parapente, du rafting, de l’escalade et plus encore, c’est quand on se sent en sécurité dans son chez-soi que les murs, ces choses sournoises qui pullulent dans nos maisons choisissent d’attaquer. Méfiez-vous.
En tout cas, si jamais tu manques de murs, j’en ai en masse chez nous, pis je suis toute seule pour les utiliser. T’es la bienvenue!!!
| Envoyé 1 year agobon, me voilà convaincue! ce soir, je fais de mon lit une petite île….
pov’ toi quand même!
| Envoyé 1 year ago@Dom: Justement, la fin de semaine prochaine, je vais peut-être avoir besoin de ton hospitalité, mais bon, pour les murs des autres, je me garde normalement une petite gêne…
@Erika: Merci de ta compassion ;)
| Envoyé 1 year agoHeille wow!
| Envoyé 1 year agoJ’vais commencer à m’y mettre.
The wall of terror!
C’est pratique quand ça te tente pas de faire quelque chose.
Tu te fesses la tête dans le mur pis on t’emmène à l’urgence.
Vraiment en voilà une autre bonne de ton cru.
Je ris tout en compatissant!