M’y voici presque. Un beau gros chiffre rond. Comment j’envisage ce passage à la trentaine? Je ne sais pas, je n’ai pas de feeling particulier. Pas de crise en vue ni rien. Les gens m’en parlent et je feins d’être troublée. Il faudrait, non? Je me suis même demandée un bout de temps si je ne devais pas me faire une liste de choses à faire avant le jour J.

Bof. En fait, je n’ai pas perdu mon temps jusqu’ici: j’ai écouté sous un soleil de plomb un discours-fleuve de Castro, assisté à la cérémonie autochtone du lever du soleil sur l’île d’Alcatraz, nagé dans un mystérieux cénote, grimpé sur la pyramide du soleil de Teotihuacan, navigué sur les eaux du fleuve Sénégal à la frontière de la Mauritanie, croisé le Dalaï-Lama, contemplé la cordillière des Andes du haut du Machu Pichu, fait du parapente dans les Alpes suisses, plongé dans le Gange à sa source et bien davantage. Bref, moi mes souliers ont beaucoup voyagés, comme dirait l’ami Félix. Et mes souliers, ils veulent quoi maintenant? Se poser, tout simplement.

Juste l’envie de trouver un travail qui me permette d’être heureuse et surtout de me sentir utile, tout en m’offrant un salaire décent et de bonnes conditions. J’ai comme un fort désir de ne plus être pauvre, de me payer des bonnes bouffes, du bon vin et une maison à moi. Disons plus près de maintenant que dans 10 ans.

Aussi, l’envie de fonder une famille, de me créer mon propre clan. Pour le meilleur et pour le pire. Même chose que pour la maison… le tout plus près de maintenant que dans 10 ans.

Enfin, je veux aussi de l’équilibre, de l’amour et des amis. C’est simple? C’est la beauté de mon plan!

J’ai vu le monde et je continuerai de voyager, mais différemment. Faut croire que ce que je cherche est tout près.