Est-ce l’âge? Ou mon origine canadienne? Ou les deux? J’ai toujours un oeil pour le danger. Je vois quelqu’un qui fait une manoeuvre stupide en voiture et je m’imagine l’horreur qui aurait pu suivre. Je vois une mère traverser avec son enfant entre deux feux de circulation et ça me glace le sang. Un simple jeu de souk à la corde? Il me vient des flashs de morts et de participants gisant par terre, un bras sectionné! Ne riez pas, c’est arrivé!

Pourquoi cette manie de toujours imaginer le pire. Est-ce un goût pour l’horreur? Ou un penchant extrême pour la sécurité? J’aime prendre des risques, mais disons, rien qui implique de compromettre mon intégrité physique. Mais où est-elle, cette limite entre le risque probable et le risque de type «plus de chance de gagner la loterie et de se faire frapper par la foudre dans la même semaine»? Et justement, parlons-en de la foudre! Parce que je suis grande, j’ai toujours en tête que je suis plus menacée par un foudroiement que la moyenne…

Qu’est-ce qui me prend à imaginer le pire? J’ai pourtant beaucoup voyagé et pris des risques – calculés – par le passé. Euh. Bon. J’ai ma réponse. C’est l’âge.